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Et le bien-être du dirigeant, qui en parle ?

Depuis plusieurs années des articles, des lois aussi portent sur le bien-être des collaborateurs et c’est très bien. Je suis convaincue que quand une personne est bien dans son travail, elle est plus enclin à donner le meilleur d’elle même dans son travail : la performance d’une entreprise passe par l’implication de chacun et donc par un environnement favorable à l’épanouissement des individus.
Parfait, mais quant-est-il du bien-être du dirigeant, chef d’entreprise ou salarié, de son épanouissement … alors là, la littérature et les réflexions sont bien moins nombreuses, voir inexistantes.(A noter le formidable travail d’Olivier Torres sur le sujet au travers de l’observatoire de la santé des dirigeants de PME www.observatoire-amarok.net)

J’entends déjà certains dire « ils l’ont bien voulu cette place, alors.. ». Oui, comme un cadre, un manager qui lui aussi a désiré ce poste et pour qui, pourtant une attention particulière est portée.
L’idée de mon propos n’est pas d’opposer différentes catégories, mais au contraire de relier, de faire des ponts. Car comment peut-on sincèrement imaginer qu’une entreprise puisse être performante avec un(e) dirigeant(e) complètement stressé(e), seul(e). Le bien-être du dirigeant(e), son équilibre de vie, est pour moi une clé essentielle à sa lucidité, sa capacité de prise de décision, son leadership, sa capacité à voir plus loin et à porter une stratégie…

Sans capitaine le bateau risque de ne pas arriver à bon port.

Alors, pourquoi, me direz-vous, ce sujet est-il tabou ? Principalement car la représentation dans l’imaginaire collectif un(e) dirigeant(e) est un homme ou une femme fort(e), capable de résister à toutes les situations, d’encaisser. Il ne doit pas faillir, c’est à dire montrer de failles. Alors parler de son bien-être, induirait qu’il y a un mal-être, et donc qu’il ne supporte pas tout. D’où la difficulté d’une grande partie des dirigeant(e)s à reconnaître et à parler de leurs difficultés.

Et pourtant développer une communication authentique en entreprise, reconnaitre ses limites actuelles, accepter une ressource extérieure pour grandir individuellement ou collectivement, sont des comportements au combien responsables qui autorisent les collaborateurs à faire de même et à développer leurs propres responsabilités.

Alors dirigeant(e)s, chefs d’entreprise, vous avez le devoir de prendre aussi soin de vous, d’être vigilant(e)s à votre équilibre de vie, d’identifier ce qui vous ressource et aussi ce qui vous prend trop d’énergie….et de passer à l’action pour faire autrement.

Einstein disait que « la folie est d’attendre des résultats différents en faisant toujours la même chose ».

Alors quel premier petit pas allez vous faire ?

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